Google durcit ses critères. 82 CSS retirés de Google Shopping !

3 avril 2019


Les comparateurs de prix viennent de vivre un grand chamboulement. Sur 136 acteurs, 82 ont été déréférencés par Google.
Retour sur les étapes clés !

Les critères se durcissent.

En ce début d’année 2019, Google décide de revoir certains critères de son “Google’s CSS Partner Program”.

L’objectif étant de redonner “une place de choix” aux acteurs qui se disent “légitimes” sur le marché et d’assurer une “bonne expérience client aux internautes” qui sont dirigés vers des sites de comparateurs de prix.

A partir du 20 février 2019, les conditions d’éligibilité à la diffusion des offres sur “l’Espace Publicitaire Produits” sont durcies. Afin de pouvoir diffuser ses offres le CSS doit maintenant avoir :

  • Plus de 100 marchands référencés sur son site CSS
  • Un catalogue de 50 marchands minimum par pays dans lesquels il diffuse des offres

Mais ce n’est pas tout. Google revoit aussi les critères d’éligibilité du programme “Google’s CSS Partner”. Pour continuer à être certifiés, les CSS doivent désormais :

  • Avoir un catalogue de 100 marchands minimum qui diffusent des campagnes sur Google Ads via le CSS pour être Google CSS Partner
  • Avoir un catalogue de 500 marchands minimum qui diffusent des campagnes sur Google Ads via le CSS pour être Google CSS Partner Premium

Durant plusieurs semaines, Google a mené une enquête auprès des CSS pour s’assurer du bon respect de ces nouveaux critères et donc de leur légitimité dans le “Google’s CSS Partner Program”.

Labelium et ses marques Feed Price et Ikom Shopping certifiés Google CSS Partner.

Sur les 136 comparateurs de prix, 82 ont été retirés du “Google’s CSS Partner Program”. Ils ne pourront désormais plus bénéficier d’un accompagnement privilégié de la part des équipes de Google.

Toutefois, leurs diffusions ne sont pas coupées du moment où plus de 100 marchands diffusent leurs offres sur leur comparateur CSS.


Avec un catalogue de 1 300 marchands et une éligibilité sur tous les grands pays d’Europe, Feed Manager continue d’appartenir au cercle des “Google’s CSS Partner” et pourra ainsi diffuser les offres de ses annonceurs sur les emplacements privilégiés proposés par Google Shopping.

Pour bien comprendre le contexte…
Retour sur la genèse de Google Shopping !


2002 : naissance de Froogle, service gratuit de comparaison de produits.

En décembre 2002, Google lance “Froogle”, rebaptisé “Google Product Search” en 2007, un service de comparaison de produits. Sa particularité ? Il ne fait pas payer la présence des produits dans son comparatif et  ne propose pas de système de sponsoring ou d’enchère pour être présents en tête des résultats. Chaque entreprise peut soumettre ses produits ou adresser une requête pour apparaître. Google se finance grâce à l’affichage de publicités Adwords, qui apparaissent sur le côté des pages.

2012 : le modèle évolue vers un service monétisé.

En mai 2012, “Google Product Search” devient “Google Shopping”… et surtout, le modèle évolue vers un service monétisé, avec une rémunération au CPC (Coût Par Clic). Les résultats de recherche se basent désormais à la fois sur la pertinence des résultats, mais également sur le montant payé par les marchands pour être présents sur le service.

Une large ouverture à la concurrence.

Une première sanction de la part de la Commission Européenne.

En juin 2017, la Commission Européenne condamne Google à une amende record de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante.

D’après le jugement de la Commission, Google a donné un avantage illégal à son propre comparateur de prix “Google Shopping” sur son moteur de recherche et ce, au détriment des autres comparateurs de prix.

Google a alors eu 90 jours pour faire évoluer son système de recherche et répondre aux exigences de la Commission Européenne, sous peine de voir d’autres lourdes sanctions tomber. La première décision de la Commission Européenne contraint Google à ouvrir complètement son “Espace Publicitaire Produit” aux comparateurs de prix.


La création du programme Google’s CSS Partner.

Quelques mois plus tard, Google revoit complètement son fonctionnement et met en place un programme de certification commun à tous les comparateurs de prix : “Google’s CSS Partner Program”.

Comme expliqué sur le site Google CSS Partner : “Le programme Partenaires CSS aide les services de comparaison et les commerçants à communiquer plus efficacement avec les acheteurs grâce aux annonces Shopping. Après avoir suivi une formation approfondie, les partenaires CSS peuvent contribuer à maximiser le potentiel des annonces Shopping, en rendant l’accès transparent pour les marchands.”

 

[dt_highlight color= » » text_color= » » bg_color= » »]Première mesure [/dt_highlight]: Google ouvre son espace publicitaire aux autres comparateurs de prix, les CSS (Comparison Shopping Services). Pour apparaître dans l’emplacement produit sur le moteur de recherche Google, quelques conditions sont à respecter :

  • les CSS doivent être certifiés par Google (“Google’s CSS Partner Program”)
  • les CSS doivent télécharger leurs flux de produits dans leur “Google Merchant Center”
  • les CSS doivent acheter les emplacements via un système de vente aux enchères sur Google Ads

[dt_highlight color= » » text_color= » » bg_color= » »]Deuxième mesure[/dt_highlight] : Google se sépare de son comparateur et crée une entité distincte, qui participe, à l’instar de ses concurrents, aux enchères. Condition désormais indispensable s’il veut voir ses annonces apparaître dans les premières positions des emplacements dédiés à Google Shopping.

[dt_highlight color= » » text_color= » » bg_color= » »]Troisième mesure[/dt_highlight] : Dans un souci de transparence et de libre concurrence, Google communique sa marge de 20% prise sur le CPC Google Ads et laisse aux comparateurs de prix le choix d’appliquer la marge qu’ils souhaitent.
Par exemple : En passant par le CSS Google Shopping Europe : pour un achat au clic à 1€, 0,20€ sont prélevés par Google Shopping + 0,80€ sont consacrés à l’enchère Google Ads en elle-même. En passant par un comparateur de prix CSS : pour un achat au clic à 1€, l’annonceur paiera uniquement le montant de 0,80€ consacré à l’enchère Google Ads

La plupart choisiront de ne pas appliquer de marge sur le CPC (Coût Par Clic), mais de facturer un frais mensuel fixe ou en fonction du montant investi. Un modèle qui s’avérera très avantageux par rapport aux 20% de Google Shopping.

Afin d’encourager les annonceurs à tester ce nouveau système, Google a également offert pendant le dernier semestre 2018 un « crédit de publicité gratuite » d’un montant allant jusqu’à 30% de leurs investissements (plafonné à 32 000€/mois et par site marchand) jusqu’au 31/10/2018 puis 5% de leurs investissements jusqu’au 31/12/2018.

L’ensemble de ces mesures a favorisé l’émergence de nouveaux CSS et circuits d’achat innovants pour les campagnes des annonceurs comme Feed Price

 

Labelium Group et ses CSS Feed Price et Ikom Shopping ont su se réinventer pour continuer à rester des « Google CSS Partner s »et ainsi offrir la possibilité à leurs marchands de bénéficier de tous les avantages offerts à tous les CSS.

 

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